mercredi 27 mai 2020
mercredi 13 mai 2020
Alfa
Ombre
De
Mon Ombre
Verte et Bleue
Sous le Vent
Près de la Mer
Frémissante
Sur la Terre
Ma Terre
Noire
Poussière
De
Ma poussière
Jaune et Grise
Comme Cendre
Sur mon herbe
Flottante
Ombre
De
Mon Ombre
mardi 12 mai 2020
Fabienne
Fabienne
Jour noir
Je traîne au fond de mon
pieu…Mais qu’est-ce qu’ils me veulent tous les matins ? T’as pas vu mon
sac ? Mes cahiers ? Le sucre ? Qu’ils se cassent…Et puis ça
caille dans cet appart. Pas envie de me lever…des tas de truc à faire…culpabilité,
je me ronge soigneusement les ongles, il
va falloir quinze jours pour les faire repousser. Enfin debout, mais rien ne se
passe…je voudrais me forcer à vomir mais une journée pareille ne se dégueule
pas.
Même pas le courage de sortir acheter
des clopes. Alors je m’assois au bord de mon ennui, les yeux hagards. Un bain
peut-être ! Coup d’œil distrait au miroir, cruel objet il en profite tout
de même pour me renvoyer boutons, rides, teint grisâtre. Salaud ! Je vous
en prie, plus de regards sur moi…une journée à détricoter, mailles bleues,
mailles noires, vie chinée ; quelle est la dominante ?
Fabienne
lundi 11 mai 2020
Jelkica
Jelkica
Jelkica, assise sur la rude
banquette de la salle d’attente paraît songeuse.
En ce dimanche après-midi
pluvieux, tout semble figé dans ce Valognes froid et carré comme une pierre
taillée.
Dans leur aquarium les employés s’ennuient
en attendant le voyageur. Ils sont deux, un homme et une femme, la trentaine
tous deux, visages de cire, impassibles et clownesques cependant.
Jelkica ne pense à rien, son
esprit vacant erre dans la froidure de son cerveau, ruiné de pensées.
La porte donnant sur la voie
s’ouvre et s’efface sur la silhouette d’un personnage étrange qui pénètre dans
la salle d’attente. Sorte de vagabond barbu mais propre, coiffé d’une casquette
plate et le cou emmitouflé dans un cache col tirebouchonné.
L’homme semble chercher quelque
chose, son regard lit le sol attentivement. Ses yeux un feu fous furètent dans
les coins, vers le photomaton, vers la poubelle, puis s’arrêtent aux pieds de
Jelkica.
La jeune femme baisse les yeux
vers le lieu qui semble attirer l’homme. Un billet de bus usagé, Sali, petit
rectangle de carton grisâtre est là à quelques centimètres du pied droit de
Jelkica. La fille se recroqueville et resserre les genoux tandis que l’homme
s’approche d’elle. Une sorte de sourire d’homme grisé et pris en faute illumine
le vieux plein de poils. Tandis que l’inconnu se baisse vers le pied de
Jelkica, la jeune fille pousse un petit cri, presque inaudible. Jelkica sent,
l’odeur de l’homme, relents d’après rasage bon marché et de vêtements de
trimardeur.
L’homme saisit le ticket de bus,
aplati tout près du pied de la fille qui voit le ticket passer sous son nez. La
main de l’homme est belle, longue et fine et une chevalière d’or orne l’un de
ses doigts.
« - Je les
collectionne ! » dit l’homme en faisant disparaître sa
récolte dans une des poches de son anorak gris. Et il sort de la gare par la
porte côté ville.
Jelkica n’a pas bien compris,
mais elle est soulagée du départ de l’inconnu. Son regard se porte vers les
préposés figés derrière leurs vitres, toujours aussi impassibles et cireux.
Dehors Valognes est toujours
aussi humide et froid et du côté du Bar de la Gare une moto pétarade.
12/03/2015
16h30
Aux antipodes s’éveille la succube
Aux antipodes s’éveille la succube
Cendre transparente
Et Armure de braise
Vie silencieuse
Rue secrète
Je reconnais
Ce pays antérieur
Qui s’ouvre
Parfois
À contre-peine
Souvenirs souvenirs
Poussière fatale
Nostalgique oubli
Mémoire débutante d’un ventre.
samedi 9 mai 2020
Sans titre
Sans titre
D’ardoise en ardoise
Devant moi le dessin
D’un toit gris-bleu
Me tend la main
m’asservit
Délectable passerelle vers
D’autres atmosphères
De pluies en pluies
L’hiver dépouillé
Blafard comme neige
Remémore qu’il fait froid
Je cherchant désespérément
Un fronton en planches ou en pierrailles
Pour que dans un clapotis secret
Et délicat
Je puisse bercer de douceur ruisselante
La ville paysage
Avec un plaisir inégalable
De mirliflore
Qui dans un murmure mouillé
Tremble de plaisir
En vidant sa vessie
Je m’éloigne vite vite
Glissant au milieu
Des sinistres remparts
D’un monde fortuit
Embusqué stagnant
Et souillé en toute réalité
Sauvage
D’urine polluée
Par le diurétique
Absorbé sans choix
Par un poète cardiaque (encor moi)
En toute intimité
Á l’heure matinale
vendredi 8 mai 2020
Le voyeur à gages
Le voyeur à gages
C’était au carrefour,
Près du petit bistrot.
À la fenêtre
Il l’avait vu se donner,
La femme nue
Pleine de mystère.
Il était heureux
Et vécu là
Près de dix ans,
Mais jamais il ne sut
La beauté de son visage,
Lui, le voyeur à gages.
jeudi 7 mai 2020
mercredi 6 mai 2020
Sur la jetée de Q.
Sur la jetée de Q.
J’y vais fréquemment
Par tous les temps
Qu’il vente qu’il pleuve
Ou fasse beau temps
Par grande marée
Ou par morte-eau
Au montant
Comme au jusant
Elle est longue cette digue
Et lorsqu’il y a du brouillard
Plus on s’enfonce
Dans la mer
Plus on s’abandonne
Dans l’informe
Et quand je suis tout au bout
Que la côte n’est qu’une présomption
C’est comme si j’étais mort
Ou si dans ce monde
Je passais inaperçu
mardi 5 mai 2020
Je ne suis pas un ROBO
Nenni
Sara-Mirabelle K28
./ Hon Hon Marathon
Sac à Malins
Balivernes et Tavernes
2500 Caresses en débit
Et autant de tuteurs
Tu meurs si tumeur.
Nenni
Sac à Sequins
Réserves et Minerves
Je ne suis pas un ROBO
Baliveau Mendigot Maniveaux
& Raccommodages
2500 Ramages
Et puis ?
La VI….
Dit-il en Pidgin.
Lilou saillie régula
Ninon padi bé, joz klamsie paragut
Sali bazooka
Hartok!!!
Los
Bi-malliku-malika
Ninon klamsie bazooka
Tandem saligo
Oh-là-là!!!
Mékanik absalom cucugnan
De cocagne?
Besi-beso . Ah Ah Ah
Mékanic cucugnan.
Karine alla
En Irak.
Zili caillette.
Çépanou mingebu karaoui
Régula
Bartok nigo-digo
925 salivettes.
Étasoeur.
Zag
Karo DI-Tchaco
Meladon velbem cassibelli
Nassu su su dello
Balachem salipou pou pou
Nervi tija spani
Talo germano bassini
Ettore toré toré
Balachem Sali pou pou pou
Candy mémoicé mémoi-çi
Xylofonda nervi zagrabi
Zagrabi nessi mépoula
Balachem Sali pou pou pou
Lignon marjus étalo résina
Latcho-béné
Paro paro sérré
Balachem salipou pou pou….
Zagamore
22/02/2020
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